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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 17:27

*C'est Henri IV, du Saint empire romain germanique, qui fit don du Bugey à la Maison de Savoie, en 1077

*C'est Henri IV roi de France qui récupéra le Bugey au profit de la France par le traité de Lyon du 17 janvier 1601.

moralité : comme pour les trains de la SNCF, un Henri IV peut en cacher un autre, ou si l'on préfère : deux Henri IV pour le prix d'Ain !.

Le Bugey :

le Bugey historique comprenait 3 sous-régions à cheval sur les actuels départements de l'Ain et de la Savoie :

*le Haut-Bugey qui correspond grosso-modo à l'actuel arrondissement de Nantua dans l'Ain

*le Bas-Bugey qui recouvre l'Arrondissement de Belley dans l'Ain

*le Petit Bugey situé à l'ouest de la Savoie. Lors de la dernière réforme cantonale en France, un nouveau canton appelé » « canton de Bugey savoyard » a d'ailleurs été créé en Savoie par regroupement de 3 anciens cantons (Saint Genix, Yenne et Ruffieux) décret 2014-272 du 27 février 2014

Dans l'antiquité, 3 peuples gaulois se partagèrent le Bugey :

-Les Séquanes dans le Haut Bugey, ils occupaient la Franche-Comté et débordaient sur le Bugey , leur capitale était à Besançon;

-les Allobroges dans la partie savoyarde ou proche de la Savoie. César le confirme dans la guerre des Gaules puisqu'il écrit (au livre I en 11 : « Les Allobroges qui avaient sur la rive droite du Rhône des villages et des propriétés... ». Vienne était la capitale des Allobroges ; mais toute la partie de l'Allobrogie située sur la rive gauche du Rhône avait été annexée par les Romains en -121 ;

-les Ambarres entre les deux précédents. On retrouve le nom de ces Ambarres dans ceux d'Ambérieu, Ambronay etc. Les Ambarres firent partie des nombreux peuples gaulois qui disparurent (en tant que peuples) à l'occasion de la guerre des Gaules. Le chiffre de 300 peuples gaulois avant la guerre et de 60 après, se retrouve chez plusieurs auteurs.

C'est lors de la première année de la guerre des Gaules (donc en -58) que le Bugey fut annexé par Rome. Il suivit alors le sort de Rome et de la Gaule romaine durant environ 5 siècles, puis fut intégré au royaume de Bourgogne avant de tomber sous la coupe des Francs au septième siècle.

Lorsque les petits-fils de Charlemagne se partagèrent son empire (traité de Verdun en 843), le Bugey se retrouva dans la Lotharingie avant d'être donné à la Savoie en 1077 etc.

Henri IV empereur :

Fils d'Henri III empereur germanique et d'Agnès d'Aquitaine, le futur empereur germanique Henri IV naquit le 11 novembre 1050. Henri III avant son décès le 5 octobre 1056, avait fait couronné son fils « roi de Germanie » à Aix-la-Chapelle le 17 juillet 1054. A la mort de son père, Henri avait à peine 6 ans, il régna sous la régence de sa mère et ne sera considéré comme majeur que le 29 mars 1065.

Son règne ne fut pas un long fleuve tranquille. Il dut faire face aux Saxons , aux princes allemands, aux papes successifs, à Mathilde de Toscane alliée du pape et même à ses fils.

Il s'ensuivit de nombreuses années de guerres jusqu'à ce que l'un de ses fils l'oblige à abdiquer le 31 décembre 1105. Il mourut le 7 août 1106.

Les empereurs germaniques s'étaient arrogés le droit de nommer les évêques et par ce biais ils contrôlaient aussi le pape. Mais Henri IV arriva au pouvoir au moment où le Vatican prétendit reprendre le pouvoir sur la nomination de tous les membres du clergé. Ce fut appelé « la querelle des investitures ». Henri IV parvint en janvier 1076, à réunir une assemblée d'évêques qui déposa le pape pendant que le pape excommuniait Henri IV. Il y eut dans ce temps plusieurs papes. Les princes allemands s'étant alliés au pape, Henri IV traversa les Alpes par la Savoie et le Mont Cenis pour empêcher la fusion des armées ennemies. C'est pour récompenser les Savoyards de leur aide à cette occasion qu'il leur fit don du Bugey. En outre, en 1066, Henri avait épousé Berthe, fille d'Adélaïde de Suse et d'Othon, troisième comte de Savoie.

Le pape (Grégoire VII) s'était réfugié dans un château fortifié appartenant à Mathilde de Toscane à Canossa (dans les Apennins). Isolé Henri IV dut venir faire amende honorable le 25 janvier 1077

Henri IV roi de France :

Il naquit à Pau le 13 décembre 1553 et mourut à Paris assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610.

Il est le fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret.

*Son père (1518/1562) était descendant du roi de France Louis IX (Saint Louis) et le frère du prince de Condé. Antoine de Bourbon participa au siège de Rouen pour le compte des armées catholiques. Il fut tué d'un coup d'arquebuse alors qu'il urinait contre les murailles ce qui fit dire à Voltaire : « le prince ici gisant vécut sans gloire et mourut en pissant » !

*Jeanne d'Albret (1528/1572) était par sa mère une nièce de François premier. Henri IV était donc, non seulement descendant de Louis IX par son père mais le petit-neveu de François 1er.

Jeanne d'Albret fut reine de Navarre de 1555 à sa mort en 1572. Très protestante elle se sépara de son mari lorsque celui-ci bascula dans le camp catholique. A sa mort, son fils Henri devint roi de Navarre sous le nom d'Henri III.

*Henri, à sa naissance avait été baptisé catholique, il changea plusieurs fois de camp et de religion. Il fut élevé à la Cour de France de 1561 à 1567.

*Il épousa Marguerite de Valois (la reine Margot), fille de Catherine de Médicis et d'Henri II roi de France le 18 août 1572, à une période où Henri était protestant. Son mariage attira à Paris tout le gratin du protestantisme français, ce qui permit la Saint Barthélemy le 24 août 1572. Sur la responsabilité de ce massacre des protestants, les auteurs sont divisés. L'opinion à laquelle je suis arrivé est que la responsabilité de Catherine de Médicis est évidente mais ce n'est qu'une opinion que personne n'a l'obligation de partager.

*Après l'assassinat du roi de France Henri III le 2 août 1589, Henri III roi de Navarre abjura le calvinisme en la basilique de Saint Denis le 25 juillet 1593 et fut couronné roi de France sous le nom d'Henri IV en la cathédrale de Chartres le 27 février 1594.

*Il se remaria avec Marie de Médicis le 17 décembre 1600 en la cathédrale Saint Jean-Baptiste de Lyon. Avec elle, il eut six enfants dont le futur Louis XIII.

*Henri IV eut beaucoup d'autres enfants d'une quantité de maîtresses, dont 3 enfants avec Gabrielle d'Estrées, 3 enfants avec Catherine Henriette de Balzac d'Entraigues etc etc.

Aujourd'hui, sans le savoir de nombreux citoyens et citoyennes ont le « bon roi Henri » dans leurs ancêtres !

*Il accorda la liberté de culte aux Protestants par l’Édit de Nantes le 30 avril 1598.

*Cet édit fut remis en cause en deux temps : sous Louis XIII l'édit d'Alès le 28 juin 1629 revint sur le droit des Protestants de conserver des places fortes puis sous Louis XIV, l'édit de Fontainebleau du 22 octobre 1685 (plus connu sous le nom de « Révocation de l'édit de Nantes ») leur enleva la liberté de culte.

*Après son assassinat le 14 mai 1610, Henri IV fut inhumé à Saint Denis le 1er juillet 1610. Mais sa tombe comme beaucoup d'autres fut saccagée lors de la Révolution.

Illustration :

on trouvera en illustration une carte de l'Europe en 1095, sous le règne d'Henri IV empereur germanique. J'emprunte cette carte à un article signé Jean-Pierre Fabricius et daté Janvier 2015. Elle est intéressante en soi mais elle le devient beaucoup plus si on la compare à la carte de l'Europe après le traité de Verdun en l'an 843. Lors de ce traité, les 3 petits-fils de Charlemagne se partagèrent son empire en 3, une partie « franque » : la Francie occidentale, une partie « germanique » : la Francie orientale et une partie intermédiaire qui allait de la Mer du Nord à l'Italie, qui englobait Aix-la-Chapelle et qui fut appelée « Lotharingie » parce qu'attribuée à Lothaire. Voir fiche N°248 http://jean.delisle.over-blog.com/2015/07/charles-le-gros-n-248.html

En 1095, soit 2 siècles et demi plus tard, qu'est devenue la Lotharingie ?

Elle s'est évaporée, « bouffée » par la partie germanique !

J.D. 30 septembre 2016

carte de l'Europe en 1095

carte de l'Europe en 1095

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 14:02

La ville de Besançon située dans une boucle du Doubs sur l'axe Rhin-Rhône a connu une occupation humaine très tôt comme ont pu le révéler diverses fouilles archéologiques. Des témoignages d'habitats remontent à 6.000 ans en arrière.

La trace écrite la plus ancienne se trouve dans la « guerre des Gaules » de Jules César, au livre 1er au point 38. A l'époque les Latins appelaient « Vesontio » la ville de Besançon. Le nom a évolué en « Besontio » au quatrième siècle puis en continuant d'évoluer, est devenu « Besançon » en 1243.

I-César et Besançon :

Voici le texte du célèbre César sur Besançon :

« Après trois jours de marche, on lui apprit qu'Arioviste, avec toutes ses forces, se dirigeait vers Vesontio (Besançon), la ville la plus importante des Séquanes, pour s'en emparer, et qu'il était déjà à trois jours des frontières de son royaume. César pensa qu'il fallait tout faire pour éviter que la place ne fut prise. En effet, elle possédait en très grande abondance tout ce qui est nécessaire pour faire la guerre ; de plus, sa position naturelle la rendait si forte qu'elle offrait de grandes facilités pour faire durer les hostilités : le Doubs entoure presque la ville entière d'un cercle qu'on dirait tracé au compas ; l'espace que la rivière laisse libre ne mesure pas plus de seize cents pieds (le pied romain équivaut à 29,64 centimètres, les 1600 pieds dont il est question représentent donc environ 474 mètres), et une montagne élevée (cette montagne dont parle César s'appelle aujourd'hui le Mont Saint Etienne) le ferme si complètement que la rivière en baigne la base des deux côtés. Un mur qui fait le tour de cette montagne la transforme en citadelle et la joint à la ville. César se dirige vers cette place à marches forcées de jour et de nuit ; il s'en empare et y met garnison. ».

Commentaires :

*Le texte ci-dessus montre qu'au temps de César (au premier siècle avant notre ère), Besançon était déjà une cité importante et dont la possession était stratégique. Dans l'Histoire on trouve d'ailleurs plusieurs batailles de Besançon (en l'an 68 au premier siècle de notre ère, en 1575 et en 1674, ainsi que des sièges en 1814 et 1871)

Sur l'origine de la guerre des Gaules, voir la fiche N°137 http://jean.delisle.over-blog.com/2013/11/nos-ancetres-les-gaulois-n-137.html

*César naquit en 102 avant notre ère (la date de sa naissance est toujours sujet à controverse). Il fut élu « pontife » en -73, « questeur » en Espagne en -68, « édile curule » en -65, « grand pontife » en -63, « prêteur » à Rome en -62, « propréteur » de la province d'Espagne, c'est-à-dire gouverneur en -61, « consul » en -59. Sur les différentes fonctions dans la Rome antique voir la fiche N°117 http://jean.delisle.over-blog.com/marius-cesar-auguste-et-arles-n-117

En -58, une loi confie à César pour 5 ans le gouvernement des deux Gaules (la Cisalpine c'est-à-dire l'Italie du Nord et la Transalpine qui correspondait à la France actuelle étendue jusqu'au Rhin).

*Lorsque César devient gouverneur des 2 Gaules, des tribus germaniques tentent d'envahir le territoire gaulois et aussi l'Helvétie , ce qui pousse les Helvètes à eux-mêmes migrer vers la Gaule. Ces mouvements servent de prétexte à César pour intervenir à un moment où à Rome, la gloire de Pompée dépasse la sienne et lui fait de l'ombre. La guerre des Gaules arrive donc à point nommé pour « booster » la carrière de César.

*Arioviste était alors le chef des Suèves un peuple de la Germanie orientale. En face de l'invasion germanique, les peuples gaulois furent divisés. Ainsi les Séquanes qui occupaient la région de Besançon firent d'abord alliance avec Arioviste pour combattre les Eduens implantés dans la région d'Autun (Bibracte à l'époque). Les Eduens étaient alliés des Romains. Cependant devant l'importance de l'invasion germanique, les Séquanes changèrent d'alliance et rejoignirent les Eduens contre Ariovistes et acceptèrent l'aide des Romains. César fut vainqueur d'Arioviste en septembre -58, mais ce n'était que le début de la guerre des Gaules. Celle-ci permit à Rome d'annexer la Gaule et à César d'assurer sa renommée.

*Certains auteurs (voir par exemple Fustel de Coulanges -1830/1889- dans « la Gaule romaine » ouvrage publié en 1891) pensent que l'annexion par les Romains évita celle par les peuples germaniques, ce qui aurait modifié complètement l'Histoire de France, pour autant qu'il y aurait eu une Histoire de France !. Merci César.

II- De César à Louis XIV :

*La fin de l'Empire romain d'Occident (en l'an 476) entraîna une profonde division de l'ancien territoire. La Franche-Comté tomba sous la coupe des Burgondes, puis des Francs et des Carolingiens. Charlemagne, au tournant huitième/neuvième siècle parvint à refaire une certaine unité de l'Europe. Le partage de son empire entre ses trois petits-fils, au traité de Verdun (en août 843) divisa l'Europe pour très longtemps.

*La partie médiane (la Lotharingie) fut source de nombreux conflits entre le monde franc (la Francie occidentale) et le monde germanique (la Francie orientale).

Ce traité de Verdun divisa la Bourgogne en 2 parties : une franque à l'ouest, une impériale (du Saint Empire germanique) à l'est ; la Saône servant de frontière.

*La Franche-Comté appartint ainsi à un royaume de Bourgogne dont Rodolphe III, dernier roi, légua son royaume en l'an 1016 à son neveu Henri II empereur germanique. A la mort de Rodolphe III le 6 septembre 1032, Conrad II le Salique nouvel empereur germanique récupéra le royaume de Rodolphe dont la Franche-Comté, la Savoie etc.

*La Franche-Comté appartint ainsi à un comté de Bourgogne sous dépendance du Saint Empire. En vertu du désir d'assurer à la France des frontières naturelles, les souverains français, spécialement Philippe IV Le Bel et Louis XI tentèrent, en vain, de récupérer la Franche-Comté.

*Ce projet fut repris par Richelieu et Louis XIII. A l'occasion de « la guerre de dix ans » (1635/1644), elle-même partie de la guerre de trente ans (1618/1648), le prince de Condé (Henri II) vint mettre le siège devant Besançon à partir du 29 mai 1636, mais il dut lever le siège le 14 août de la même année suite à l'arrivée d'une armée de secours. Le traité des Pyrénées du 7 novembre 1659 confirma la souveraineté espagnole sur la Franche-Comté. A cette période, ce sont les Habsbourgs d'Espagne qui règnent tant comme rois d'Espagne que comme empereurs du Saint Empire. Charles Quint (1500/1558) fut le principal représentant de cette branche des Habsbourgs.

*Sous le règne de Louis XIV, le prince de Condé (Louis II dit le Grand Condé) envahit la Franche-Comté le 2 février 1668 et s'empara de Besançon. Mais la ville fut rendue aux Espagnols par le traité d'Aix-la-Chapelle du 2 mai 1668.

*Fin avril 1674, Louis XIV et Vauban revinrent mettre le siège devant Besançon. La ville dut se rendre le 15 mai et la citadelle le 22 mai. La France annexa la Franche-Comté. Sa souveraineté sur ce territoire fut, cette fois, confirmée par le traité de Nimègue du 10 août 1678.

III-Vauban et Besançon

*Suite aux invasions françaises, les Espagnols avaient commencé en septembre 1668, à fortifier la colline du Mont Saint Etienne qui domine la ville de Besançon d'une centaine de mètres. Louis XIV confia à Vauban (Sébastien Le Prestre de Vauban 1633/1707, fait maréchal de France en 1703) le soin de reprendre et de compléter le projet espagnol pour faire de Besançon une place forte dans le cadre général de la protection de nos frontières à l'est.

*Utilisant au mieux la topographie des lieux et les fortifications antérieures, Vauban fit de Besançon, entre 1674 et 1693, une place très forte. Mais, dans les siècles qui suivirent, les progrès de l'artillerie rendirent ces défenses un peu vaines. Faute d'une gloire militaire très affirmée, les travaux conduits par Vauban à Besançon connaissent une gloire touristique certaine.

*Les monuments de Besançon firent l'objet de différents classements français en 1924 et 1942. Aujourd'hui Besançon a une centaine de monuments classés « monuments historiques » dont la maison natale de Victor Hugo etc.

*Il faut surtout signaler le classement le 7 juillet 2008 au patrimoine mondial de l'UNESCO de la citadelle, de l'enceinte urbaine (dont 9 tours fortifiées) et du fort Griffon de Besançon dans le cadre du « réseau des sites majeurs de Vauban ».

*La citadelle, acquise par la ville de Besançon en 1959, s'étend sur 11 hectares, possède 600 mètres de remparts larges de 5 à 6 mètres et haut de 15 à 20 mètres et comprend 3 musées :

-le musée de la Résistance et de la déportation : durant l'occupation, une centaine de Résistants furent fusillés par les Allemands dans l'enceinte de la citadelle. L'adresse de la Citadelle est d'ailleurs « rue des Fusillés de la Résistance ».

-le musée comtois

-un musée animalier.

A l'intérieur de la citadelle, une statue représente Vauban.

Pour le touriste et les passionnés d'Histoire, la ville de Besançon mérite plus qu'un détour, sans oublier la possibilité de déjeuner-croisière sur le Doubs.

J.D. 9 janvier 2016

Besançon, porte Rivotte XVIe siècle, photo J.D. 1er janvier 2016

Besançon, porte Rivotte XVIe siècle, photo J.D. 1er janvier 2016

Besançon, bas-relief sur la porte de la citadelle, photo J.D. 1er janvier 2016

Besançon, bas-relief sur la porte de la citadelle, photo J.D. 1er janvier 2016

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