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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 15:26

Sybille de Bâgé naquit en l'an 1255 à Bâgé, dans l'actuel département de l'Ain, et à une dizaine de kms à l'est de Macon (qui n'est pas dans l'Ain).

A noter que selon les auteurs, on trouve l'orthographe Sybille, Sibylle ou Sibille, Bâgé, Bagé ou Baugé.

*Elle fut la fille de Guy II de Bâgé, décédé en 1255, l'année de naissance de sa fille, et de Béatrice dauphine de Montferrat.

Côté paternel, elle descend d'une lignée qui, depuis le début des années 1.000 s'intitulait : « sires de Bâgé et seigneurs de Bresse ».

*Son grand-père, Renaud IV de Bâgé mourut en 1250 à Mansourah en Égypte alors qu'il accompagnait le roi Louis IX (Saint Louis) à la septième croisade. Les sires de Bâgé ont régulièrement participé aux croisades.

*A la mort de Renaud IV, Philippe de Savoie, alors archevêque de Lyon prit la tutelle des enfants de Renaud.

C'est Philippe de Savoie qui arrangea le mariage de Sybille avec un de ses neveux : Amédée de Savoie qui devint comte de Savoie (Amédée V) en 1285.

*Pour sa part, le mariage eut lieu le 5 juillet 1272 au château de Chillon à l'extrémité est du lac Léman. Sybille apportait la Bresse en dot à son mari, ce qui n'était qu'une régularisation car, de fait, la Maison de Savoie, par la tutelle de Philippe avait récupéré la Bresse dès 1266, puis, poursuivant son expansion, le Bugey et le Valromey en 1359 et le Revermont en 1389.

*Avec Amédée V, Sybille eut 8 enfants dont deux furent successivement comtes de Savoie : Edouard comte de 1323 à sa mort en 1329 et Aymon comte de 1329 à son décès en 1343.

Sybille de Bâgé décéda le 27 mai 1294 et fut inhumée à l'abbaye d'Hautecombe le 4 juin de la même année, avec son fils Jean décédé dans les mêmes moments. Elle y a encore un très beau cénotaphe : le deuxième, à gauche, dans la contre allée gauche en entrant.

On trouvera en illustration la représentation de l'abbaye d'Hautecombe en 1824 c'est-à-dire après le passage des vandales de la Révolution. Cette gravure a été publiée dans « abbaye d'Hautecombe » éditée par la Communauté du Chemin Neuf en mars 2014.

*La Bresse resta dans le domaine de la Maison de Savoie jusqu'au traité de Lyon du 17 janvier 1601 par lequel Henri IV récupéra pour la France : La Bresse, le Bugey, le Valromey et le pays de Gex.

*De ces trois siècles et demi d'appartenance à la Savoie, il reste en Bresse de nombreux témoignages, voir la note N°56 http://jean.delisle.over-blog.com/article-savoie-et-maison-de-savoie-99226231.html

dont le plus connu est l'église de Brou à l'entrée de Bourg-en-Bresse (en venant de Chambéry).

*Trois communes de l'Ain portent encore le nom de Bâgé : Bâgé-le-Châtel, Bâgé-la-Ville et Saint-André-de-Bâgé, sans oublier la Communauté de communes du « Pays de Bâgé » qui regroupe 9 des 10 communes de l'ancien canton de... Bâgé et compte dans les 15.000 habitants.

C'est Bâgé-le-Châtel qui fut la capitale des Sires de Bâgé et qui fut en conséquence la capitale de la Bresse jusqu'au décès de Sybille de Bâgé. C'est alors Bourg-en-Bresse qui récupéra le rôle de capitale.

J.D. 17 juillet 2016

Hautecombe en 1824, source : Communauté du Chemin Neuf et cénotaphe de Sybille de Bagé à Hautecombe, photo J.D. 25 juillet 2016
Hautecombe en 1824, source : Communauté du Chemin Neuf et cénotaphe de Sybille de Bagé à Hautecombe, photo J.D. 25 juillet 2016

Hautecombe en 1824, source : Communauté du Chemin Neuf et cénotaphe de Sybille de Bagé à Hautecombe, photo J.D. 25 juillet 2016

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:34

*Amédée VII est né le 24 février 1360 à Chambéry. Il est le fils d'Amédée VI (le comte Verd) et de Bonne de Bourbon (voir fiche N°194 consacrée aux Régentes).
Il fut marié le 18 janvier 1377 à Paris dans l'hôtel Saint-Pol avec Bonne de Berry fille du duc Jean de Berry, fils de Jean le Bon roi de France et frère du roi de France Charles V . Mais Bonne de Berry n'avait que 10 ans au moment du mariage et ce n'est qu'en mars 1381 qu'elle vint rejoindre son époux en Savoie d'abord au château de Pont d'A
in.

*Lorsque Amédée VI s'absentait, il confiait la Régence du comté à son épouse Bonne de Bourbon et la direction des armées savoyardes à son fils dès que cela fut possible.

*Amédée VII fit ses premières armes en 1378 contre le sire de Beaujeu en Maconnais

*A l'automne 1382, Charles VI, le nouveau roi de France, fit appel à l'aide de la Savoie contre les Anglais qui avaient effectué un nouveau débarquement à Dunkerque (on était en plein dans la guerre de Cent Ans). C'est Amédée VII à la tête de « sept cents lances » qui rejoignit les troupes françaises à Arras. Au moment du départ, Amédée VII apprit la mort de son père et c'est vêtu de noir qu'il arriva dans le nord de la France où les dames le surnommèrent : « le comte noir ».

*Les Savoyards et Amédée VII se battirent comme des lions aux côtés des Français et les Anglais, cette fois là, durent rembarquer. Admiratif devant le courage d'Amédée, le roi de France (Charles VI) déclara que le rouge, couleur du feu, irait mieux que le noir à Amédée qui s'habilla en rouge et fut surnommé « le comte Rouge ».

*Amédée VII fit aussi la guerre en Suisse contre les Valaisans qui s'étaient révoltés suite à la nomination d'un évêque issu de la Maison de Savoie en remplacement d'un autre évêque qui avait été défenestré. En juillet 1384 la ville de Sion fut prise par les troupes savoyardes, pillée et incendiée. En 1388 ce furent les troupes savoyardes commandées par Rodolphe de Gruyère qui furent massacrées par les Valaisans. Il fallut 3 années au comte Rouge pour reprendre complètement le Valais. Toujours en 1388, le comte Rouge avait annexé Nice et sa région à la Maison de Savoie. C'est le 28 septembre 1388 qu'Amédée avait fait une entrée triomphale à Nice. C'est en 1526 que cette acquisition de la Maison de Savoie prit le nom de « comté de Nice »

*Avec Bonne de Berry, Amédée VII eut 3 enfants : Amédée né le 4 septembre 1483, futur Amédée VIII, ainsi que 2 filles (Bonne et Jeanne). Avec une maîtresse originaire de Bourg-en-Bresse (Françoise Arnaud), Amédée eut également 2 enfants : Humbert dit Humbert le Bâtard et une fille (Jeanne)

LA MORT DU COMTE ROUGE :

En octobre 1391, la Cour de Savoie était à Ripaille. Entre le 9 et le 11 octobre Amédée VII qui chassait dans les forêts de la région de Thonon eut un grave accident. Son cheval heurta une racine et se renversa sur Amédée qui subit une blessure au tibia droit.

Amédée fut soigné par un médecin nommé Jean de Grandville qui avait été recruté à la Cour de Savoie par Bonne de Bourbon mère d'Amédée VII. Les remèdes appliqués par Grandville et préparés par l'apothicaire (pharmacien) Pierre de Lompnes furent sans effet et Amédée VII décéda dans la nuit du 1 au 2 novembre 1391. Le comte Rouge fut inhumé à Hautecombe.

Très vite le bruit se répandit et la nouvelle ne fit qu'enfler qu'il avait été empoisonné.

Le médecin, Jean de Grandville, fut mis à la torture et sous l'effet des traitements avoua tout ce que les tortionnaires voulaient lui faire avouer. Il accusa Bonne de Bourbon et Othon III de Grandson seigneur d'Aubonne (en Suisse dans le canton de Vaud).

Quant à l'apothicaire voilà le traitement qui lui fut réservé. J'en prends le récit dans le livre consacré à Amédée VI et Amédée VII publié en 1957 chez Albin Michel et

œuvre de Marie-José (fille du roi des Belges Albert 1er et dernière reine d'Italie en 1946, décédée en 2001 elle fut inhumée à Hautecombe où elle rejoignit son mari Humbert II dernier roi d'Italie).

Voici ce récit :

« Au mois de juillet 1393, Pierre de Lompnes fut décapité, puis écartelé sur la place de Chambéry, devant les représentants des communes vaudoises, et entouré de soldats qui faisaient grand vacarme avec leurs armes pour couvrir la voix dudit Pierre. Son corps fut coupé en morceaux, salés et mis dans des barils, puis envoyés dans les villes de Moudon, d'Avigliana, et d'Ivrée, en Piémont. La tête fut transportée à Bourg-en-Bresse, et attachée, tournée de face, à une des portes de la ville. Vision terrifiante et injuste châtiment ».

Alors que le 3 avril 1395, à Bourg-en-Bresse, le pauvre Pierre de Lompnes était reconnu innocent !

Quant à Othon de Grandson qui avait été accusé sous la torture par le médecin Grandville, il s'était d'abord enfui en Angleterre. Il rentra en France en 1396 (il avait 60 ans) et fut alors provoqué en duel par l'un de ses ennemis (Gérard d'Estavayer). Le duel eut lieu à Bourg-en-Bresse le 7 août 1397 et Othon de Grandson fut tué.

Sympa les mœurs du Moyen-Age !

Bien sûr si l'on compare avec les guerres, massacres, attentats et génocides de toutes sortes du XXe siècle, il n'y a pas photo ! Et si l'on se tourne au temps de Néron, d'Attila et de beaucoup d'autres ce n'est pas mieux.
Triste cons
tat

J.D. 22 octobre 2014

Le comte Rouge, illustration de Samuel Guichenon en 1660 dans "Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie"

Le comte Rouge, illustration de Samuel Guichenon en 1660 dans "Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie"

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 16:28

Marguerite d'Autriche naquit à Bruxelles le 10 janvier 1480 et décéda (de la gangrène) à Malines (province d'Anvers) le 1er décembre 1530. Elle est la fille de Marie de Bourgogne et de Maximilien 1er et la petite fille de Charles-le-Téméraire.

Marie de Bourgogne : née à Bruxelles le 13 février 1457 et décédée à Bruges le 27 mars 1482. Elle fut la fille d'Isabelle de Bourbon et de Charles-le-Téméraire duc de Bourgogne, dont elle fut l'unique héritière..

Maximilien 1er de Habsbourg: (1459/1519) fut empereur du Saint empire romain germanique du 4 février 1508 à sa mort le 12 janvier 1519, et Archiduc d'Autriche. Il épousa Marie de Bourgogne le 21 avril 1477 dont il eut 2 enfants :

*Philippe le Beau décédé en 1506 et père du futur Charles Quint

*et Marguerite d'Autriche

Charles-le-Téméraire : (1433/1477) duc de Bourgogne. Dans les limites actuelles des Etats, le domaine de Charles-le-Téméraire comprenait : la Hollande, la Belgique, le Luxembourg, le nord de la France, la Bourgogne et la Franche-Comté. Cela correspond à une bonne partie de l'ancienne Lotharingie.

A partir de 1465, Charles-le-Téméraire fut d'abord en guerre contre Louis XI (roi de France depuis 1461). Puis il fit la guerre aux Suisses et subit 2 cuisantes défaites à Grandson (dans le canton de Vaud) le 2 mars 1476, puis à Morat (dans le canton de Fribourg) le 22 juin 1476. Il se retourna ensuite contre le duc René de Lorraine. Mais ce fut sa dernière guerre. Il mourut le 5 janvier 1477 au sud de Nancy.

Ce fut sa fille Marie de Bourgogne qui hérita de ses domaines, mais comme 3 mois après la mort du Téméraire, elle se mariait avec Maximilien de Habsbourg, ce qui signifie que tous les domaines passaient sous le contrôle du Saint Empire romain germanique ce qui n'interrompit pas, au contraire, la rivalité avec le royaume de France.

Cela se termina (provisoirement) par le traité d'Arras du 23 décembre 1482 . Selon ce traité, Marguerite d'Autriche, qui n'avait pas encore 3 ans, fut fiancée avec le fils de Louis XI (le futur Charles VIII) roi de France. Elle fut élevée à la Cour de France (à Amboise). Elle apportait en dot : la Flandre, l'Artois, la Franche-Comté, le Charolais et Château-Chinon.

Louis XI mourut le 30 août 1483, Charles VIII lui succéda et en 1491 il épousa Anne de Bretagne le 6 décembre 1491, grillant la politesse à Maximilien d'Autriche qui avait déjà épousé (en secondes noces) Anne de Bretagne (mariage par procuration).

Ainsi, après avoir répudié la fille, il piqua la seconde épouse du père, ce qui n'était pas fait pour arranger les affaires entre France et Saint Empire.

Le mariage avec Anne de Bretagne, permit à la France de récupérer la Bretagne. Un nouveau traité fut conclu le 23 mai 1493 avec la Bourgogne (le traité de Senlis) par lequel la France restituait la dot de Marguerite.

Marguerite d'Autriche : Répudiée de la Cour de France le 25 novembre 1491 (Marguerite avait 11 ans), elle retourna aux Pays-Bas et elle épousa Jean d'Aragon (infant d'Espagne) au printemps 1497. Ce premier mari décéda 6 mois plus tard (le 4 octobre 1497). Marguerite resta encore 2 années en Espagne puis revint à Bruxelles en 1500. Elle se remaria le 28 novembre 1501 avec le duc de Savoie Philibert II dit Philibert le Beau. Ce Philibert était le frère de Louise de Savoie qui fut la mère de François 1er roi de France. Ainsi Marguerite fut la tante de François 1er par son mari et la tante de Charles Quint par son frère Philippe le Beau.

Le mariage de Marguerite et de Philibert semble avoir très heureux mais fut de courte durée. Philibert né au château de Pont d'Ain le 10 avril 1480 devint duc de Savoie après le décès de son père Philippe II Sans Terre le 7 novembre 1497. Il mourut le 10 septembre 1504 au château de Pont d'Ain après un accident de chasse. Ils furent donc mariés moins de 3 années. Inconsolable, Marguerite fit construire pour son mari l'église de Brou à Bourg-en-Bresse. Voir sur mon blog l'article N° 66 (histoire de la Maison de Savoiehttp://jean.delisle.over-blog.com/article-histoire-de-la-maison-de-savoie-59295182.html) et 56 (idées de voyages liés à la Maison de Savoiehttp://jean.delisle.over-blog.com/article-savoie-et-maison-de-savoie-99226231.html).
La Bresse avait été intégrée au domaine de la Savoie suite au mariage du comte de Savoie Amédée V dit le Grand avec Sibylle de Bâgé le 5 juillet 1272. Elle fut rattachée à la France après le traité de Lyon le 17 janvier 1601. La Bresse fut donc « savoyarde » un pe
u plus de 3 siècles.

L'élection des Empereurs germaniques : Au temps où vivait Marguerite d'Autriche, la fonction d'empereur germanique était « élective ». L'empereur était élu par un collège de 7 « princes-électeurs ». Ces 7 princes-électeurs étaient :

les archevêques de Cologne, Mayence et Trèves,

le roi de Bohème,

le comte palatin du Rhin,

le Margrave de Brandebourg

le Duc de Saxe

cela avait été promulgué par l'empereur Charles IV à Metz en 1356, promulgation connue sous le nom de « Bulle dOr ».

A la mort de Maximilien le 12 janvier 1519, il y eu des candidats à l'élection dont les principaux furent Henri VIII roi d'Angleterre (le « gentil » roi qui eut 6 épouses dont 2 furent décapitées à la hache : Anne Boleyn le 19 mai 1536 et Catherine Howard le 13 février 1542), François 1er roi de France et Charles (roi des Espagnes, roi de Naples et de Sicile, roi de Jérusalem depuis mars 1516, sans compter tous les autres titres (duc de Bourgogne etc).

Les princes-électeurs vendaient leur voix au plus offrant. Pour être élu il fallait donc rassembler une fortune plus importante que les concurrents.

Marguerite d'Autriche prit le parti de Charles (probablement en souvenir de sa répudiation de France et aussi parce que son père l'avait nommée « Régente des Pays-Bas » en mars 1507) et utilisa toutes ses relations pour lui trouver des financements. Et ce fut donc ce Charles, qui ayant eu le moyen de « graisser la patte » des électeurs plus que les autres, devint empereur, du Saint Empire romain germanique, sous le nom de Charles Quint.

Après l'élection de Charles, Marguerite resta régente des Pays-Bas et eut une importante influence sur les événements politiques de son temps.

Elle fut par exemple négociatrice avec Louise de Savoie (sa belle-sœur) du traité de Cambrai signé le 3 août 1529 qui mettait fin (provisoirement) à la guerre entre Charles Quint et François 1er. Ce traité fut surnommé « la paix des dames »

Elle fut également mécène et encouragea beaucoup les arts, spécialement à l'occasion de la construction de l'église de Brou que ce soient les sculpteurs (comme Conrad Meyt), les tapissiers, les imprimeurs et les relieurs ou les peintres (comme Bernard Van Orley).

A sa mort il semble y avoir eu un consensus en Europe pour la reconnaître comme une des principales personnalités politiques de son époque.

J.D. 28 mars 2014, dernière mise à jour le 22 août 2014

La récapitulation thématique des notes de ce blog se trouve sur la fiche N°76 intitulée : « blog, liste des articles »http://jean.delisle.over-blog.com/article-blog-liste-des-articles-111165313.html

En septembre 2014, l'abbaye royale de Brou à Bourg-en-Bresse a été élue « monument préféré des Français » dans le cadre d'un concours organisé par Antenne 2. Bravo Marguerite d'Autriche duchesse de Savoie.

Marguerite d'Autriche par B. Van Orley, musée de Brou, Bourg-en-Bresse

Marguerite d'Autriche par B. Van Orley, musée de Brou, Bourg-en-Bresse

tombeau de Marguerite à Brou, Bourg-en-Bresse, photo J.D. 23 mars 2014

tombeau de Marguerite à Brou, Bourg-en-Bresse, photo J.D. 23 mars 2014

Sculptures à Brou (La Poste 1976)

Sculptures à Brou (La Poste 1976)

René II duc de Lorraine, vainqueur du Téméraire en janvier 1477, au musée lorrain de Nancy, photo J.D. 29 mai 2015

René II duc de Lorraine, vainqueur du Téméraire en janvier 1477, au musée lorrain de Nancy, photo J.D. 29 mai 2015

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