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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 11:14

La statue de Joséphine N°653

 

Marie-Josèphe Rose Tascher de la Pagerie (dite Joséphine) naquit le 23 juin 1763 à la Martinique sur la commune des Trois-îlets.

Elle épousa le 13 décembre 1779 Alexandre de Beauharnais à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) d’où naquirent : Eugène le 3 septembre 1781 et Hortense le 10 avril 1783.

Alexandre de Beauharnais fut guillotiné le 23 juillet 1794.

Joséphine se remaria le 9 mars 1796 avec Napoléon Bonaparte.

Elle fut couronnée impératrice à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804

Son divorce d’avec Napoléon fut prononcé le 15 décembre 1809.

Elle décéda le 29 mai 1814 et fut inhumée dans l’église Saint Pierre et Saint Paul à Rueil-Malmaison.

Par ses enfants et leur descendance, elle fut l’aïeule de nombreux souverains d’Europe dont Napoléon III dont elle fut la grand-mère.

Le 29 août 1859 (Napoléon III étant empereur), une statue de Joséphine était inaugurée en Martinique (à Fort-de-France au Centre de la Savane), de 5 mètres de haut avec le piédestal.

En septembre 1991, cette statue fut décapitée et le nom de Joséphine sur le socle fut martelé. Cela n’empêcha pas un classement aux Monuments Historiques le 31 décembre 1992.

Le 26 juillet 2020, cette statue fut détruite par des « anti-colonialistes ». Le même jour ils détruisirent également une statue inaugurée en 1935 et représentant Pierre Belain d’Esnambuc qui avait installé la colonie française en Martinique en 1635.

Le 14 juin 2020, le président de la République française avait pourtant déclaré péremptoirement : « aucune statue ne sera déboulonnée » !

On trouvera en illustration, la statue de Joséphine et son socle après martelage de son nom sur l’inscription, emprunt au net.

J.D. 30 juillet 2020

La statue de Joséphine N°653
La statue de Joséphine N°653
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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 11:39

Stéphane ou Étienne ? N°652

 

Une église de Milan construite à partir de l’an 417 et d’abord dédiée à Saint Zacharie, incendiée en 1070 puis reconstruite ; est appelée « San Stefano Maggiore » par les Italiens et « Saint  Etienne-le-Majeur » par les Français.

Après la mort de Jésus-Christ, la communauté des chrétiens fut dirigée par les 12 apôtres qui s’adjoignirent très vite 7 diacres.

L’un de ces diacres fut lapidé à Jérusalem, probablement dès l’an 35. il est considéré comme le premier martyr. Il fut appelé « Stéphanos » d’une racine grecque qui voulait dire « couronné » (couronné martyr).

C’est à compter du début du XVe siècle que, de ce côté-ci des Alpes, Stéphane devint Étienne.

Mais il ne faut pas confondre ce premier diacre avec plusieurs papes nommés « Étienne » et particulièrement avec le sixième du nom qui fut étranglé par la foule à Rome en août 897. Dès qu’il avait été élu pape, il avait fait exhumé le cadavre de l’un de ses prédécesseurs, pape de 891 à 896, sous le nom de Formose, pour lui faire un procès à titre posthume, le faire condamner et faire jeter son cadavre dans le Tibre. La foule en colère s’était emparée du pape Étienne VI et l’avait étranglé !

C’est dans cette église Saint Etienne le Majeur que fut assassiné Galeas Marie Sforza le 26 décembre 1476. Assassinat préparé et exécuté par 3 officiers de la Cour de Milan. C’est très peu de temps avant l’assassinat de Julien de Médicis dans la cathédrale de Florence (Santa Maria del Fiore) le 26 avril 1478 (jour de Pâques). On peut d’ailleurs se demander si l’assassinat de Milan n’inspira pas le clan Pazzi pour tenter d’éliminer les Médicis à Florence ?

Galéas Marie Sforza naquit le 24 janvier 1444 dans Les Marches (à Fermo, ville de 37.000 habitants sur la côte adriatique au sud d’Ancône). Il est le fils de François Sforza (1401/1466) et de Blanche-Marie Visconti (1425/1468). En succédant à son beau-père, François Sforza devint le premier Sforza duc de Milan.

Galéas Marie se maria le 7 juillet 1468 en la cathédrale de Milan avec Bonne de Savoie (1449/1503) fille du duc de Savoie Louis 1er et d’Anne de Chypre. Ils eurent ensemble 4 enfants, mais Galéas-Marie eut 6 autres enfants de maîtresses.

Après l’assassinat de Galéas Marie, Bonne devint régente du duché de Milan, mais les frères du défunt lui contestèrent le pouvoir. Il en résultat diverses batailles entre les partisans des uns et les partisans de l’autre, avec des fortunes diverses. Finalement Bonne dut s’exiler et se retira à Fossano ville du Piémont d’environ 25.000 habitants aujourd’hui, à une cinquantaine de kms au sud de Turin.

Après son décès le 17 novembre 1503, Bonne fut inhumée au château Sforza (castello Sforzesco) de Milan. Voir photo de son tombeau en illustration ; emprunt au net (photo : G. dallorto)

J.D. 29 juillet 2020

tombeau de Bonne de Savoie

tombeau de Bonne de Savoie

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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 11:07

Le Bargello N°651

Le Bargello est le nom d’un palais de Florence devenu musée. Il fut construit dans les années 1250 et fut primitivement appelé « palais Prétorio » pour accueillir d’abord le « podestat » ou chef de la cité puis devint en 1574 la résidence du « Bargello » (capitaine de justice ou chef de la police, qui à l’époque à Florence était appelé « Bargello »), ce qui a donné son nom au monument. Ce palais comporte une tour de 57 mètres de haut dénommée « Volognana ». Il est situé sur le parcours allant du jardin Boboli et du palais Pitti au couvent San Marco en passant par le ponte Vecchio, la galerie des Offices, le palazzo Vecchio, la piazza della Signoria, le palais du Bargello, la cathédrale, le campanile, le baptistère, la galerie de l’Académie...

C’est en 1859 (dans le contexte de la fin du Grand Duché de Toscane) que fut décidé l’établissement d’un musée de la civilisation toscane dans le Bargello. Ce musée fut inauguré le 22 juin 1865. Il comporte surtout des sculptures mais aussi des peintures, des armes, ainsi que de nombreuses œuvres d’art et spécialement en provenance d’un legs d’une famille lyonnaise en 1887 ; des frères Jean-Baptiste et Louis Carrand antiquaire et peintre qui donnèrent des sculptures, des peintures, des ivoires antiques, des émaux de Limoges, des objets indiens…

C’est le 21 juillet 1840 que fut découvert, dans la chapelle du palais dédiée à Marie-Madeleine, un portrait de Dante attribué à Giotto.

C’est à la tour du palais que furent pendus les Pazzi et leurs complices qui assassinèrent Julien de Médicis le 26 avril 1478 (jour de Pâques) dans la cathédrale de Florence, mais manquèrent son frère Laurent (surnommé le Magnifique) qui ne les loupa pas ! Parlant du meurtre de l’empereur Claude par Agrippine, Tacite écrit : « il y a du danger à entreprendre un grand crime, il y a de la sûreté à l’achever » !

On doit à Léonard de Vinci, un dessin représentant Bernardo di Bandino Baroncelli pendu à la tour du Bargello ; il fit partie de la conjuration contre les Médicis. Il s’était enfui jusqu’à Constantinople où il fut retrouvé et ramené à Florence pour y être pendu le 29 décembre 1479. Léonard de Vinci se trouvait à Florence et assista à l’exécution. Voir illustration, emprunt au net. Parmi les pendus suite à la répression : Jacopo et Francesco Pazzi mais aussi Francesco Salviati archevêque de Pise qui avait pris fait et cause pour les Pazzi. Vingt ans plus tard, c’est le moine Jérôme Savonarole qui était torturé dans le Bargello avant d’être pendu et brûlé sur la piazza della Signoria avec deux autres moines !

Le pape Sixte IV (qui a donné son nom à la chapelle Sixtine) ne pardonna pas aux Médicis l’exécution d’un archevêque ; il s’allia à Venise et Naples contre Florence, mais les Florentins l’emportèrent et cela ne fit que renforcer les Médicis.

Cette famille a donné 2 papes à la chrétienté : Léon X (fils de Laurent le Magnifique et pape de 1513 à 1521) et Clément VII (fils de Julien de Médicis et pape de 1523 à 1534). Elle a également donné 2 reines à la France ; voir fiche N°81 http://jean.delisle.over-blog.com/article-les-medicis-reines-de-france-113493818.html.

J.D. 21 juillet 2020

 

 

 

dessin de Léonard de Vinci

dessin de Léonard de Vinci

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 18:31

Gênes et la Corse N°650

 

*15 août 1768 : le roi Louis XV proclame la réunion de la Corse à la France

*15 août 1769 : naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio (quasiment à la latitude de Rome puisque Rome est à 41 degrés 53 et Ajaccio à 41degrés 55)

curieuse coïncidence !

 

-Sur Gênes, voir les fiches 406 (histoire) http://jean.delisle.over-blog.com/2017/11/genes-histoire-n-406.html et 407 (monuments) http://jean.delisle.over-blog.com/2017/12/genes-monuments-n-407.html

-Sur l’histoire de la Corse voir la fiche N°510 http://jean.delisle.over-blog.com/2019/01/le-drapeau-corse-n-510.html

 

C’est suite à une bataille en 1284 que Gênes s’était emparée de la Corse au détriment de Pise.

Au début de 1734, un Corse nommé Giacinto Paoli (1690/1764) appela ses concitoyens à se soulever contre les Génois. Un royaume indépendant de Corse fut proclamé en avril 1736. Mais ce Giacinto fut contraint de s’exiler à Naples en 1739 suite à la reprise en mains par Gênes.

Son fils Pascal (Filippu Antone Pasquale pour les Corses) reprit le flambeau. Une République Corse fut proclamée en 1755 (capitale Corte) et une constitution adoptée.

La République de Gênes ne parvenant pas à mater les Corses et en outre très endettée, fit appel à la France. Un traité fut signé à Versailles le 15 mai 1768. La France prêta 2 millions de livres à Gênes et envoya des troupes.

Les Corses furent vaincus les 8 et 9 mai 1769 à Ponte Novo (Ponte Novu pour les Corses), ville située sur le cours de la rivière Golo et sur l’axe Bastia-Corte. Pascal Paoli s’exila (pour la Grande-Bretagne) le 13 juin 1769.

La France de Louis XV adressa à la République de Gênes, la facture de son intervention militaire en Corse. Laquelle ne pouvant payer, céda la Corse à la France. La révolte des Corses pour leur indépendance ne fut pas terminée pour autant ; ils firent même appel aux Anglais. Mais finalement la Corse resta française ; ce qui fut confirmé par un décret de l’Assemblée nationale Constituante du 30 novembre 1789.

Ci après un texte daté de 1768 de Pascal Paoli qui semble bien résumer les problèmes des Corses situés plus près de la Sardaigne, des côtes de Toscane… que de la France :

 "Nous (les Corses) sommes des Italiens par la naissance et par les sentiments, mais avant tout par la langue, les coutumes, les traditions et tous les Italiens sont frères devant l'Histoire et devant Dieu…. En tant que Corses nous ne voulons être ni esclaves, ni “rebelles” et en tant qu'Italiens nous avons le droit à être traités comme tous les autres frères italiens…. ou nous ne serons rien… Nous gagnerons avec honneur ou nous mourrons (contre les Français) avec nos armes dans nos mains… Notre guerre de libération est sainte et juste, au même titre qu'est saint et juste le nom de Dieu, et juste ici sur nos montagnes, apparaîtra pour toute l'Italie le soleil de liberté…."

Cependant, avec la complicité de Pascal Paoli, les Anglais parvinrent à s’emparer de la Corse en juin 1794 et la conservèrent (dans le cadre d’un royaume anglo-corse) jusqu’à la reprise par l’armée française en avril 1796. Pascal Paoli se réfugia en Angleterre où il mourut à Londres le 5 février 1807 et fut inhumé à Saint Pancras Old Church.

On trouvera en illustration un tableau représentant la bataille de Ponte Novo, auteur inconnu, emprunt au net.

Ce pont fut détruit par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.

J.D. 17 juillet 2020

 

 

 

Gênes et la Corse N°650
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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 17:31

Olbia N°649

Olbia qui signifiait « l’heureuse » est le nom qui fut donné à 6 cités fondées par les Grecs ; il y eut :

*L’Olbia libyque au nord-est de l’actuelle Libye

*L’Olbia égyptienne sur les rives de la Mer Rouge (après la conquête d’Alexandre)

*L’Olbia anatolienne dans la région d’Izmit (ancienne Nicodémie à la pointe est de la mer de Marmara)

*L’Olbia pontique du nom du Pont-Euxin, antique dénomination de la Mer Noire, dans la région du golfe formé par la réunion des fleuves Dniepr et Boug avec la Mer Noire

*L’Olbia provençale à l’emplacement de l’actuelle ville d’Hyères (Var)

*et enfin l’Olbia sarde, actuel chef-lieu de province au nord-est de la Sardaigne.

L’Olbia sarde :

Histoire : cette ville, qui a aujourd’hui dans les 59.000 habitants, fut fondée par les Grecs en l’an 647 avant Jésus-Christ au fond d’un golfe de la Mer Tyrrhénienne. Selon l’étymologie antique, Mer Tyrrhénienne signifiait mer des Étrusques. Elle est délimitée par la Sicile, la Sardaigne, la Corse et l’Italie ; mais c’est de fait une partie de la Méditerranée au même titre que la Mer Ligurienne, la Mer Ionienne, la Mer Égée…

Après les Grecs, les Carthaginois s’emparèrent de la Sardaigne en -509 et ce dans le cadre d’une très longue rivalité entre Grecs et Phéniciens pour le contrôle de la Méditerranée occidentale. Jusqu’à ce que les Romains les croquent l’un et l’autre comme dans la fable de la Fontaine : le chat, la belette et le petit lapin ! C’est en -238 que la Sardaigne devint romaine.

Comte-tenu de la topographie du lieu et de son emplacement presque à la hauteur de Naples (Naples est à 40,50 degrés de latitude et Olbia à 40,55), les Romains firent d’Olbia un important port militaire.

Après les Romains, la Sardaigne passa aux mains des Vandales dans les années 460 puis des Byzantins dans les années 530, devint autonome vers l’an 1000 mais pour peu de temps car Gênes et Pise se disputèrent l’île. L’Espagne profita de cette rivalité pour prendre la Sardaigne en 1323, pour finalement être donnée aux souverains de Savoie : les ducs qui étaient devenus rois de Sicile en 1713 juste avant que l’Espagne récupère la Sicile. La capitale de ce royaume de Sardaigne resta à Turin en Piémont jusqu’à l’unification italienne.

Tourisme : Olbia possède un des 3 aéroports de la Sardaigne, ce qui avec son port, en fait un des points d’arrivée de ceux qui veulent découvrir la Sardaigne. D’Olbia on peut visiter aisément toute la partie nord-est de la Sardaigne , les îles de l’archipel de la Madeleine (voir fiche précédente) les îles proches de Tavolara et de Molara. A Olbia même, plusieurs églises, des restes d’un mur phénicien, d’un aqueduc romain et un musée archéologique qui expose des navires romains dont les épaves furent retrouvées en 1999. Un lieu idéal pour des vacances. En illustration : le musée archéologique, emprunt au net.

J.D. 8 juillet 2020

 

 

 

le musée archéologique d'Olbia

le musée archéologique d'Olbia

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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 07:20

L’archipel de la Madeleine N° 648

 

L’archipel de La Madeleine (Arcipelago della Maddalena) est un ensemble italien d’une soixantaine d’îles et d’îlots situés au nord-est de la Sardaigne, très proche de la côte et en même temps proche de la Corse. Bonifacio au sud de la Corse n’est guère qu’à 15 kms de Santa Teresa Gallura au nord de la Sardaigne. Parmi toutes les îles, Maddalena au centre de l’archipel et Caprera au sud sont les plus importantes. Elles sont reliées par un pont de 600 mètres de long. Administrativement, Caprera fait partie de la commune de Maddalena qui dépend de la province de Sarrari, laquelle occupe tout le nord de la Sardaigne.

Cet ensemble d’îles possède une faune et une flore exceptionnelles, outre les paysages, des plages de sable et un intérêt pour l’histoire car rattachée à celle de Garibaldi. On y accède par bateau au départ des ports sardes de Palau ou de Olbia qui, outre un port, possède un aéroport.

Cet ensemble a été intégré en 1994 dans un parc intitulé : « Parco nazionale dell’Arcipelago della Maddalena ». Il fut prolongé en 1999 par le classement par la France de la « Réserve des Bouches de Bonifacio » comprenant les îles Lavezzi : 23 îles ou îlots. Un parc international regroupant îles italiennes et françaises du secteur est en cours d’études.

*Maddalena : L’île a une superficie d’environ 20kms2 et la population municipale est de 12.000 habitants. On y trouve une « piazza Garibaldi », une « via Garibaldi », une colonne « Garibaldi » piazza XXIII Febbraio en souvenir du XXIII février 1793 où les troupes locales ont repoussé une tentative de débarquement français. La mairie conserve un boulet de la flotte française. A côté de l’église dédiée à Sainte Marie-Madeleine (construite dans les années 1780, rénovée en 1952, 1967, 1993), un musée conserve un crucifix et deux candélabres, don de Nelson qui s’était arrêté à Maddalena juste avant la bataille de Trafalgar (près de la côte sud de l’Espagne à la hauteur de Cadix) où il l’emporta sur les flottes espagnole et française réunies (le 21 octobre 1805). Sur la piazza Umberto I, une statue rend hommage à Anita Garibaldi épouse du héros : Ana Maria de Jesus Ribeiro da Silva de son nom de jeune fille née le 30 août 1821 au Brésil et décédée à Ravenne le 4 août 1849. D’abord inhumée sur place, elle fut transférée à Nice (ville natale de Garibaldi) en 1859 puis à Rome sur le Janicule en 1932 où une statue la représente également.

 

*Caprera : cette île, d’environ 16kms2, tire son nom de Capra (chèvre). Garibaldi y acheta une propriété en décembre 1855, où l’on peut encore voir le four et le moulin à vent construits par Garibaldi, un pin planté par Garibaldi… Le domaine fut transformé en musée d’État en 1978 où une horloge porte l’heure du décès du héros le 2 juin 1882 (à 18,21 heures). Proche de ce domaine se trouve le cimetière où furent inhumés Garibaldi et une partie de sa famille. Sur la même île un autre musée-mémorial est dédié à Garibaldi. Il est situé dans un ancien fort (fort Arbuticci du XIXe siècle).

En termes de paysages, Caprera est réputée être l’île la plus belle de l’archipel.

On trouvera en illustration un buste de Garibaldi à Caprera, emprunt au net.

J.D. 7 juillet 2020

 

 

N.B. pour les lecteurs intéressés par Garibaldi, voici la liste des notes de ce blog qui le concernent :

 

 

*Bergame histoire (N°389)

*Garibaldi et Saint-Marin (N°386)

*L'expédition des Mille (N°385)

*Les chemises rouges de la légion italienne (N°383)

*Fratelli d'Italia (N°374)

*La guerre de trois (N°354)

*Un récit savoyard gratiné (N°84)

*Alexandre Dumas et la royale Maison de Savoie (N°67)

*Les Républiques romaines (N°40)

*Giuseppe Garibaldi et Giuseppe Verdi (N°21)

*Réunion de la Savoie et de Nice à la France en 1860 (N°1)

 

L'archipel de la Madeleine N°648
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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 14:42

Le tambour d’Arcole N° 647

 

 

Tous les élèves à l’école ont entendu parler du pont d’Arcole.

Il s’agit d’un épisode de la première campagne d’Italie, elle-même partie de la première coalition qui regroupa contre la France : l’Autriche, la Grande-Bretagne, les royaumes de Naples et de Sardaigne, les États Pontificaux et la République de Venise.

Commencée en mars 1796, la première campagne d’Italie prit fin avec le traité de Campo-Formio le 18 octobre 1797, ce qui termina en même temps la première coalition.

L’armée d’Italie fut confiée par le Directoire au jeune général Bonaparte. Né le 15 août 1769, il avait 26 ans au début de la campagne. Il avait sous ses ordres les généraux Augereau, Masséna et Lannes.

C’est dans la région d’Arcole le 15 novembre 1796 que Bonaparte à la tête de 19.000 soldats rencontra l’armée autrichienne forte de 24.000 hommes et avec une importante artillerie.

Arcole est une commune qui a aujourd’hui dans les 6200 habitants, située sur la rivière Alpone, affluent de l’Adige qui est à moins de 3 kms. Vérone à l’Ouest, Vicence au nord et Padoue à l’est sont quasi à égale distance d’Arcole. Arrêté par l’armée autrichienne, Bonaparte envoya des tambours sur l’arrière de l’ennemi avec la consigne de faire le plus de bruit possible pour laisser croire qu’une autre armée attaquait l’Autriche sur ses arrières. Une vraie ruse de sioux qui réussit pleinement ; le général autrichien (Joseph Alvinczy) dégarnit son front pour faire face à une attaque sur ses arrières. Cela permit aux Français de forcer le front autrichien et c’est là que se situe le célèbre épisode de Bonaparte saisissant un drapeau (celui de la 51e demi-brigade du second bataillon) et franchissant le pont d’Arcole. Ce drapeau fut d’abord envoyé au Directoire, puis Bonaparte le donna au général Lannes en février 1798. Mais depuis, il a disparu !

Le 15 juillet 1804, le premier consul Bonaparte remettait la légion d’honneur ainsi que des baguettes d’honneur au tambour André Etienne né dans le Vaucluse le 13 octobre 1777 et qui le 16 novembre 1796, âgé de 19 ans, fit partie de ceux qui, tambours battant trompèrent les Autrichiens. Cet André Étienne décéda en 1837.

Sur les lieux de la bataille, Bonaparte fit ériger un monument souvenir en forme d’obélisque, voir en illustration.

Dans le Vaucluse à Cadonet (village natal d’André Étienne, à l’intérieur du triangle Avignon/Apt/Aix-en-Provence) fut inaugurée le 10 août 1894 une sculpture en bronze de J.B. Amy représentant le tambour d’Arcole. Le monument correspondant fut classé aux Monuments Historiques le 23 juillet 2009. Dans la nuit du 4 au 5 septembre 1943, des résistants l’enlevèrent car les Allemands voulaient récupérer le métal. Il fut remis à sa place le 7 octobre 1945. Voir illustration.

J.D. 4 juillet 2020

onument à Arcole et tambour à Cadonet (Vaucluse)
onument à Arcole et tambour à Cadonet (Vaucluse)

onument à Arcole et tambour à Cadonet (Vaucluse)

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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 10:44

Les Gracques N°646

 

Des voyageurs venus à Aix-les-Bains (Savoie) dans les siècles passés, comme J.B. Cabias en 1623, Samuel Guichenon en 1660 ou Albanis Beaumont en 1802, firent état d’un tombeau en pierre retrouvé à Aix dans la zone de Lafin, proche du lac et portant l’inscription : « Opimius Consul ». Voir fiche N°199 http://jean.delisle.over-blog.com/2014/10/opimius-consul-et-ponce-pilate-n-199.html.

Ce consul se chargea de l’élimination des frères Gracchus (appelés « Les Gracques »).

Tibérius Sempronius Gracchus et son frère Caius Sempronius Gracchus étaient les fils d’un Tibérius Sempronius Gracchus qui avait été sénateur en -177 et en -163. Leur mère Cornélia Africana était la fille de Scipion dit l’Africain pour avoir vaincu Hannibal à la bataille de Zama en -202. Ils avaient une sœur (Sempronia) qui fut mariée avec Scipion Émilien dit le second Africain.

Tibérius et Caius furent tous deux tribuns de la Plèbe.

Au début du cinquième siècle avant notre ère, à Rome, le peuple s’était soulevé contre les patriciens (nobles) qui cumulaient pouvoir et richesse. Le peuple avait obtenu la création de 2 tribuns inviolables, chargés de défendre les intérêts du peuple devant le Sénat, les Consuls…

Les deux premiers tribuns furent élus par le peuple réuni en assemblée en -493. Le nombre de tribuns passa à 5 en -470 puis à 10 en -457. Lorsque l’empire remplaça la République en -27, il y eut toujours des tribuns de la Plèbe mais ils furent nommés par le Sénat sur proposition de l’empereur.

Les frères Gracchus firent voter une loi pour prendre de la terre aux riches et la donner aux pauvres. Mais dans les possesseurs, il y avait tous les Sénateurs ! Ce fut une lutte à mort contre les Gracques qui furent assassinés l’un (Caius en -121) après l’autre (Tibérius en-133).

Cette histoire fut racontée par le menu par un auteur savoyard : César de Saint Réal qui publia en 1674 : « la conjuration des Gracques ». Voici un extrait du texte de César de Saint Réal :

« C’était un ancien usage parmi les Romains, lorsqu’ils avaient vaincu quelques peuples voisins, de leur ôter une partie de leurs terres, dont une moitié se vendait pour indemniser la République des frais de la guerre, et l’autre moitié se réunissait au domaine public, et se donnait sous une très petite redevance annuelle, aux pauvres citoyens qui n’avaient point de biens ni d’héritage….

L’avarice des riches ne laissa pas régner longtemps cette coutume sans chercher à lui donner atteinte ; et l’avidité de posséder plus de biens fit que, prétextant le bien public et le profit du domaine, ils haussèrent les censes et les redevances, et les haussèrent si fort et si excessivement, que les pauvres ne pouvaient faire la condition aussi bonne….Les riches ne pouvant contenir leur avarice trouvèrent le secret de se servir de personnes empruntées, pour prendre sous leurs noms toutes les terres à rente ; et cette adresse ne pouvait pas manquer de réussir, puisqu’ils prenaient soin de gagner les commissaires par des présents, ou par des services ; et ainsi leurs personnes supposées étaient toujours préférées aux autres…

...les généraux romains avaient grand tort, lorsqu’ils animaient les soldats à combattre, de leur représenter qu’ils combattaient pour la conservation de leurs dieux domestiques et de la sépulture de leurs ancêtres, puisque pas un d’eux n’avait ni maisons, ni dieux domestiques, et qu’ils étaient dans l’ignorance totale du lieu qui couvrait les cendres de leurs pères. On vous appelle, ajouta-t-il les maîtres de la terre. Quels maîtres ! Qui n’en possèdent pas un pouce dont ils puissent disposer un moment, et dont il leur soit permis de se faire une hutte ! Et cela tandis que tant d’autres, sans fatigue et sans travail, jouissent, contre toute sorte de lois, d’une quantité prodigieuse de biens et d’héritages que la seule avarice et leur avidité leur ont procurés ! »...

« Rien cependant ne prouva mieux l’injustice de ceux qui avaient excité le dernier désordre, que les sentiments de vengeance qu’ils firent paraître après la mort même du tribun (il s’agit de Tibérius Gracchus) ; car , outre qu’ils firent jeter son corps dans la rivière (Le Tibre), avec tous les autres qui avaient été tués..., ils firent mourir, sans procédure, plusieurs de ses amis, parmi lesquels fut Diophanes le rhétoricien, et un Caius Billius qu’ils enfermèrent cruellement dans un tonneau avec des serpents et des vipères…. ».

Comme quoi, il n’y a rien de nouveau sous le soleil !

On trouvera en illustration une sculpture représentant Cornélia avec ses 2 fils (Tibérius et Caius), œuvre du sculpteur Jules Cavelier (1814/1894) conservée au musée d’Orsay, emprunt au net.

J.D. 1er juillet 2020

 

Cornélia et ses deux fils

Cornélia et ses deux fils

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 15:58

Rimini N°645

 

Rimini est une ville italienne chef-lieu de province dans la région Émilie-Romagne. Elle a aujourd’hui dans les 150.000 habitants et sa réputation vient de sa fonction de station balnéaire avec ses 15 kms de plages de sable fin sur l’Adriatique. Elle se trouve à la jonction de l’axe Milan-Adriatique et de l’axe Venise-Bari qui suit la côte adriatique.

 

*Histoire :

Occupé de haute antiquité, le site devint port étrusque sous le nom « Arimma », puis fut pris par les Celtes en -390 ; avant les Romains en -268 qui le rebaptisèrent « Ariminum ».

Dès l’époque romaine, Rimini se trouva à la jonction de la via Aemilia (Milan-Adriatique) et de la via Flaminia qui fut la voie de liaison Rome-Adriatique la plus au nord. Cette dernière voie doit son nom au consul Flaminius Nepos qui fut tué en -217 à la bataille du lac Trasimène contre Hannibal. Cette voie Flaminia comporte la particularité d’un des rares tunnels routiers creusés par les Romains. Ce tunnel appelé du Furlo a 38 mètres de long sur 5,5 de large et 6 mètres de haut ; il traverse la vallée du Métaure ; fleuve de 110 kms de long qui se jette dans l’Adriatique juste au sud de Fano ce qui fait une quarantaine de kms au sud de Rimini. A Rome, sur le forum, une inscription indique le lieu d’où partent les voies romaines.

Après Rome, les Byzantins intégrèrent Rimini dans un duché incluant Ancône, Fano, Pesaro, et Sénigalia, toutes villes au bord de l’Adriatique. Suite aux invasions : Ostrogoths puis Lombards, Pépin le Bref (fils de Charles Martel et père de Charlemagne) vint reprendre les territoires aux Lombards et en fit don à la papauté, ce qui constitua l’origine des États pontificaux (traité de Quierzy dans l’Aisne du 14 avril 754 entre le pape Étienne II et Pépin le Bref).

A partir du XIIIe siècle, une famille locale (Malatesta) dirige la cité de Rimini et se donne le titre de « Podesta ». Une église construite au XIIIe siècle servit de mausolée aux Malatesta. Deux femmes liées à cette famille connurent une fin tragique, ce qui en même temps les rendit célèbres et inspira de nombreux auteurs et artistes. Voir fiche N° 452 http://jean.delisle.over-blog.com/2018/05/francesca-et-parisina-n-452.html.

C’est en 1528 que César Borgia s’empara du territoire des Malatesta et le rattacha aux États Pontificaux. Puis en mars 1860, l’Émilie-Romagne en même temps que la Toscane rejoignirent le royaume de Sardaigne qui devint le royaume d’Italie le 17 mars 1861.

 

*Tourisme :

Outre son intérêt propre, et sa renommée de station balnéaire (avec en outre, 2 parcs de loisirs à proximité), Rimini est bien située avec la République de Saint Marin (San Marino) à 25 kms à l’intérieur des terres, Ravenne (Ravenna) à 55 kms au nord, au-delà Ferrare ou Venise ; en allant vers Milan : Bologne, Modène, Parme, Plaisance…

C’est d’ailleurs le cas de beaucoup de villes italiennes tellement est dense dans ce pays, le réseau de villes d’un grand attrait touristique. Rappelons le nombre de sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco (situation en 2019) :

Chine et Italie : 55

Espagne : 48

Allemagne : 46

France : 45

Inde : 38

Mexique : 35

Royaume Uni : 32

Russie : 29

USA et Iran : 24

Japon : 23

Brésil : 22

etc

Cela doit dépendre de l’intérêt mais peut-être aussi de la capacité de chaque État à obtenir le classement. Dans la liste ci-dessus des mieux classés, on remarque en effet l’absence totale de l’Afrique !

Dans le patrimoine propre à Rimini, on trouve des traces du passé romain : Arc de Triomphe d’Auguste de -27 ; pont de Tibère terminé en +21 ; ruines de l’amphithéâtre construit au second siècle de notre ère.

du Moyen-Age, on a : le castel Sismondo construit à la demande de Sigismond Malatesta entre 1437 et 1452 ; et une église du XIIIe siècle qui sert de mausolée à la famille Malatesta et dénommée « Tempio Malatestiano ».

On trouvera en illustration une vue du castel Sismondo ; emprunt au net.

J.D. 29 juin 2020

 

 

Castel Sismondo à Rimini

Castel Sismondo à Rimini

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 11:50

Clermont-Ferrand N° 644

 

C’est en 1630 que naquit Clermont-Ferrand suite à l’édit royal de Louis XIII, dit « édit de Troyes » (Aube) du 15 avril 1630 entraînant la fusion de Clermont et de Montferrand.

Le site de Clermont fut occupé depuis la haute antiquité. Il fut appelé « Nemossos »par les Gaulois Arvernes, prit le nom « d’Augustonemetum » (sanctuaire d’Auguste) durant la période romaine. Les Romains s’étaient emparés du territoire des Arvernes après leur victoire à Alésia en -52. Après la chute de l’empire romain d’Occident (en septembre de l’an 476), le site prit d’abord le nom « d’Avernis ». Celui de « Clairmont » apparaît pour la première fois en 848. C’est de Clermont le 27 novembre 1095 que le pape Urbain II prêcha la première croisade. La ville avait vu l’invasion des Wisigoths dans les années 470 puis celle des Normands en 862.

Le site fut disputé entre des évêques et des comtes. Finalement en 1120 était fondée la cité de Montferrand pour les comtes tandis que les évêques gardaient Clairmont devenu entre-temps : Clermont.

La ville qui compte aujourd’hui dans les 144.000 habitants (limites communales et dans les 485.000 pour l’aire urbaine) est dominée par le Puy de Dôme (1465 mètres d’altitude, Clermont à la mairie est à 358 mètres) qui fait partie de 80 volcans qui furent classés au patrimoine de l’Unesco le 2 juillet 2018 sous le nom de « chaîne des Puits ».

La ville est située au croisement d’un axe nord/sud (Paris-Méditerranée) et d’un axe Est-Ouest (Lyon-Atlantique). L’ouverture le 3 mars 2018 du dernier tronçon d’autoroute entre Lyon et Clermont via Tarare met Clermont à environ 130 kms de Lyon.

*Tourisme : les principaux centres d’intérêt touristique sont : la place de Jaude, la place de la Victoire, la cathédrale, l’église Notre-Dame-du Port, le musée Michelin (appelé « l’aventure Michelin »). Toujours sous la rubrique tourisme, signalons le nom de quelques restaurants :

« Lard de vivre », « Lard et la manière », « le Savoyard gourmand », « La vache qui tête »…

*la place de Jaude : Cette place est réputée occuper l’emplacement de la cheminée d’un ancien volcan ! Deux statues retiennent l’attention sur cette place : celle de Vercingétorix (au nord) et celle dédiée au général Desaix qui lui fait face (donc au sud de la place).

Sur Vercingétorix, voir la fiche N°627 http://jean.delisle.over-blog.com/2020/04/gergovie-n-627.html.

Cette statue, œuvre d’Auguste Bartholdi fut réalisée en 1903.

Il faut rappeler que les Arvernes étaient venus au secours des Allobroges en l’an 121 avant notre ère et qu’ils avaient déjà été vaincus par les Romains au cours d’une bataille au confluent du Rhône et de l’Isère, voir fiche N°26 http://jean.delisle.over-blog.com/article-aix-antique-1-texte-61922655.html

Sur Louis Desaix, voir la fiche N°90 http://jan.delisle.over-blog.com/article-napoleon-bonaparte-le-14-juin-1800-115392372.html.

Dès 1801 une fontaine était érigée à Clermont-Ferrand en hommage à Desaix né en Auvergne. Cette fontaine, en pierre de Volvic, surmontée d’un obélisque en souvenir de la participation de Louis Desaix à la campagne d’Égypte a été placée au carrefour de 4 voies dont un boulevard La Fayette et une avenue Vercingétorix ; beau symbole pour Desaix ! Cette fontaine fut classée sur la liste des Monuments Historiques le 5 mars 1992.

La statue dédiée à Desaix place de Jaude fut réalisée en 1848.

*cathédrale et place de la Victoire : la cathédrale dédiée à Notre-Dame-de-l’Asomption fut commencée en 1248 et construite en pierre de Volvic ce qui lui donne sa couleur noire caractéristique. De la place de Jaude à la cathédrale il faut compter environ 400 mètres. La place de la Victoire (où se trouvait l’ancien forum romain) sert de parvis à la cathédrale. En 1898 une fontaine fut réalisée avec au sommet la statue du pape Urbain II.

*Basilique Notre-Dame du Port : située à environ 400 mètres de la cathédrale cette église du XIIe siècle fut classée aux monuments historiques en 1840, puis sur la liste du patrimoine de l’Unesco le 2 décembre 1998. Elle fit suite à une première église qui fut détruite en l’an 761 à l’occasion d’une guerre entre Pépin-le-Bref et Waïfre duc d’Aquitaine. Pépin l’avait déjà fait reconstruire. Fortement endommagée durant la Révolution (2 clochers furent détruits), elle bénéficia de campagnes de rénovation de 1823 à 1827, de 1900 à 1917 et de 2003 à 2006. Elle est surtout réputée pour sa vierge noire.

*L’aventure Michelin : située à environ 1600 mètres de la basilique, il s’agit d’un musée qui retrace l’histoire de la famille Michelin, des célèbres pneumatiques Michelin, des presque aussi célèbres guides Michelin, des cartes Michelin et même des michelines de la SNCF qui doivent leur nom à... Michelin !

On trouvera en illustration Vercingétorix place de Jaude (emprunt au net, photo Alamy) et la fontaine-obélisque dédiée à Louis Desaix, emprunt au net.

J.D. 27 juin 2020

 

Vercongétorix et fontaine colonne dédiée à Louis Desaix
Vercongétorix et fontaine colonne dédiée à Louis Desaix

Vercongétorix et fontaine colonne dédiée à Louis Desaix

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